09.02.2010

La Chambre Vide, en quelques mots...

affiche%20chambre%20vide.jpgAprès plusieurs années passées à l’étranger, un homme donne rendez-vous à une femme dans une maison qu’il vient de louer…

Construite autour de ce couple, l’histoire est serrée, faite de paroles et de silences, de « riens » imperceptibles mais qui « déplacent » tout. A travers l’étude d’une obsession amoureuse, illustration de la lutte entre le provisoire et le définitif, la pièce avance, dans une tension permanente, vers un jeu de bascule émotionnel dont on ne peut dire qui le mène exactement…

On plonge, alors, à l’intérieur des corps, au plus prés de l’intime, où se côtoient à la fois la frustration et le désir, le morbide et l’espoir, pour une autopsie implacable du désordre amoureux.

« Il faut toujours, disait François Truffaut (paraphrasant Hitchcock), filmer les scènes de meurtre comme des scènes d’amour et les scènes d’amour comme des scènes de meurtre. »

Peut-être qu’au théâtre faire l’amour et mourir ne font qu’un ? C’est en tout cas un des thèmes de « LA CHAMBRE VIDE » qui, à l’aide d’une écriture épurée, presque « clinique », nous dit deux ou trois choses sur la séparation, l’absence et le temps.

08.02.2010

L'auteur, Didier Albert

Didier_Albert_New_York.JPGAuteur Toulousain et directeur du Théâtre de Poche, Didier Albert, écrit pour le théâtre depuis l’âge de 20 ans et a une dizaine de textes à son actif, dont :
« DEBRIS DE MEMOIRE » ( Odyssud / 91) ,
« LES AMOURS DEPLACEES » (Odyssud / 94) ,
« AUTUN, 1950 » avec ZAZIE DELEM , ROGER BORLANT et MICHEL LATASTE (Poche / 98 puis reprise : Espace Bonnefoy et Chapeau Rouge) ,
« LES RIVIERES DU SIAM » Lecture par ROGER BORLANT (Cave Poésie René Gouzenne / 07 dans le cadre des « 40 rugissants »).

(Photo : Alix Mercier)

"... En fait, il y a aussi un univers poétique dans le théâtre de Didier ALBERT. C'est un monde où l'on parle comme dans des images cinématographiques, un monde dans lequel des personnages viennent vers vous du mur du lointain, traversant une histoire dont on sait quelques bribes, mais qui visiblement tirent les fils de leur passé pour en encombrer leur présent. Ils s'approchent à tâtons, se parlent avec tant d'égards et tant de précaution qu'on sent qu'ils portent en eux une déchirure, que leur rapprochement, de scène en scène, va sans doute apaiser mais tout reste en fait suspendu, comme s'ils étaient fascinés par le vide, penchés sur lui, et cette politesse même, cette façon sans cesse de se ménager, n'est qu'une carapace ; plus ils se parlent, moins ils se rencontrent et s'ils se frôlent c'est pour ne pas se toucher. C'est un peu cela son univers, vu en tout cas de ma planète. Des pièces sur des rencontres qui n'engendrent que des départs."

Henry LHONG /  ODYSSUD

07.02.2010

Les représentations...

Création : Théâtre de Poche, Toulouse, 24 avril 2009

Représentations :

  • Théâtre de Poche, Toulouse, 25, 26 avril 2009 puis du 28 au 30 avril et enfin le 2 mai 2009.
  • Espace St Cyprien, salle du Chapeau Rouge, Toulouse, 21 et 22 janvier 2010.
  • Théâtre des Mazades, Toulouse, 5 mars 2010.
  • MJC, Pibrac, 20 novembre 2010.
  • L'Avant-Théâtre, Villepinte, 24 septembre 2010.
  • Théâtre de Poche, Toulouse, du 12 au 15 octobre puis du 19 au 22 octobre 2011.